Mathieu Bock-Côté : « Ils veulent qu’on apprenne à se “déblanchiser ” »

Par Marine
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 Auteur de plusieurs essais remarqués sur la bien pensance, Mathieu Bock-Côté était invité ce mardi au micro d’André Bercoff pour parler de son dernier livre “La révolution racialiste”. De son point de vue d’Outre-Atlantique, l’essayiste canadien déclare que la France ne doit pas prendre à la légère les délires de la mouvance woke. 

S’il concède que « la révolution racialiste » trouve son origine dans les campus américains, Mathieu Bock-Côté souligne « un décalage des intellectuels français » qui croient que « tout ça est réservé aux campus américains ». Selon l’intellectuel Québécois, « le virus idéologique s’est déconfiné des campus américains depuis un bon moment », s’est même « normalisé dans les grandes entreprises », comme Apple ou Coca Cola. « L’exemple le plus récent c’est coca-cola qui organise à la lumière des travaux de Robin DiAngelo des ateliers de diversité training pour apprendre à se “déblanchiser” » explique l’essayiste. « Alors comment ça marche ? On va nous expliquer que la “blanchité” repose sur des concepts comme l’objectivité, la recherche scientifique, la méritocratie, le perfectionnisme. » Pour résumer, la suprématie blanche c’est le fondement des sociétés occidentales.

La reconnaissance du racisme systémique est devenue une condition pour entrer dans le débat public.

L’essayiste nous alerte sur la rapidité du phénomène. Celui-ci a été accéléré par les manifestations Black Lives Matter qui ont suivi la mort de Geroges Floyd : « Au Québec – qui est un point de transition entre l’Europe et les États-Unis – il y a deux ou trois ans le concept de racisme systémique était périphérique. En l’espace de deux ans voire un an, il y a eu une conversion des élites médiatiques. Et aujourd’hui la reconnaissance du racisme systémique est presque une condition pour entrer dans le débat public et pouvoir y participer légitimement. Le Premier ministre du Québec qui refuse de se soumettre à la théorie du racisme systémique est la cible d’une campagne de harcèlement médiatique permanente. On lui pose constamment la question quel que soit le sujet. » Cette logique idéologique qui dévore tout en ce moment est à prendre très au sérieux pour l’invité de Sud Radio.

 

 

  • Crédits photo : Capture d’écran YouTube.

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