Bobards d’or 2022 : les journalistes du service public sont mis à l’honneur

Par Augustin
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Ce lundi soir se déroulait la cérémonie des Bobards d’or, une remise de prix parodique récompensant les informations les plus mensongères des médias. Parmi les lauréats, figurent surtout des journalistes du service public, qualifié par le candidat à la présidentielle Eric Zemmour de « service de propagande qui crache en permanence sur la France avec les impôts des français ». 

Pour la treizième année consécutive, s’est tenue la fameuse soirée des bobards d’or, une remise de prix parodique organisée par la fondation Polémia, un cercle de pensée dédié au décryptage de l’actualité et à la confrontation des idées dans le débat public et dirigé par Jean-Yves le Gallou. La soirée met en avant les mensonges les plus éhontés de la presse dite « mainstream ». Cette année, c’est le service public qui en prend pour son grade ! Et pour cause, il sont les représentants de cet « extrême-centre extrêmement dangereux », comme dirait Martial Bild, membre du Jury et directeur général de TV Libertés. Ils sont les « représentants de la France de la pensée de gauche, de la France de gauche, et tous les Français le savent », comme dirait le candidat à la présidentielle Eric Zemmour.

C’est le “Grand Bobardement” qui l’emporte !

Une invitée toute particulière incarne le Bobard représentatif cette année. « Nous avons le plaisir d’inviter Delphine Ernotte » lance Floriane Jeannin, co-animatrice avec un autre journaliste de TV Liberté de cette cérémonie. Elle nous promet un bobard fabuleux mais avant, nous préviens « il ne faut pas se moquer, parce qu’au début Delphine pleure … » La vidéo est lancée en rétroprojection. On y voit la Présidente de France Télévisions à la table de la matinale de France Inter. Les images datent du 12 janvier 2022. Madame Ernotte réagit aux propos d’Eric Zemmour sur les journalistes du service public qu’il a qualifié de « professionnels les plus détestés de France ». « Je trouve cela très grave d’appeler à la haine contre les journalistes. On sait tous qu’après les mots, il y a les actes. » Car même si la célèbre Delphine Ernotte est fâchée avec les « mâles blancs de plus de 50 ans », elle est formelle. Elle « veille à ce que toutes les opinions soient représentées sur le service public ». 

D’ailleurs ce n’est pas parce que Marine Le Pen a été boycottée des émissions de Laurent Ruquier et de Michel Drucker, que le service public penche à gauche. Et ce n’est pas parce que Gilles Borstein a affirmé en direct que’ « Éric Zemmour n’a pas le droit de venir ici » le 7 octobre 2021, qu’il sous entend que les boycotts existent sur France Télévisions.

Des statistiques interprétées à la sauce France infos

Sur un plan moins politique – encore que… – Rémi Gaillard, humoriste bien connu et trublion politique de plus en plus régulier, a accusé France Télévisions d’un boycott de sa personne doublé d’une omerta quant à son existence. Son nom serait ainsi interdit de citation à l’antenne ! Invité dans l’émission « Ça commence aujourd’hui » sur France 2, Pierrot un ancien sans-abris, sorti de la rue grâce à Rémi Gaillard se voit interdire la mention du nom de son bienfaiteur. L’émission se passe très bien mais Pierrot décide de remercier ensuite l’humoriste montpelliérain sur son compte Twitter. La rédaction de « Ça commence aujourd’hui » s’est empressée d’appeler l’invité pour lui demander de supprimer le tweet, le menaçant de faire sauter les replays de l’émission s’il ne s’exécutait pas. « C’est tout de même lunaire de la part d’une rédactrice en chef de demander ça à un ancien sans-abris » s’étonne Floriane. 

Les grandes rédactions sont aujourd’hui obligées de se doter d’un service de « fact checking ». Ce n’est pas comme si le travail du journaliste consistait à vérifier ses sources. Bref. Fraichement débarquée dans le service de fact checking de France Info, Lise Vogel est l’heureuse lauréate du Bobard d’or 2022 pour son mensonge sur le grand Remplacement aussi appelé par Jean-Yves le Gallou « Grand bobardement ». En effet, la jeune journaliste, lancée sur la voix royale du journalisme politiquement correct ou d’« extrême-centre » a tenté d’invalider le constat du grand remplacement en prétendant que « l’extrême droite » utiliserait de façon malhonnête les résultats d’une étude de France Stratégie pour démontrer la réalité du Grand Remplacement. Si les statistiques parlent d’elles mêmes, Lisa Vogel a décidé de les interpréter à la sauce France infos, c’est à dire en utilisant les deux seuls contre exemples pour démontrer que la théorie du grand Remplacement est un délire de « ronchons d’extrême-droite ». La preuve avec ce graphique du compte Twitter Décodage Zemmour qui a parfaitement démontré le bobard dans un fil magistral :

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