Aux États-Unis : le Vermont met en place une politique de vaccination sur des critères ethniques

Par Augustin
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En attendant la vaccination pour tous aux États-Unis, certains États, comme le Vermont, donnent des doses en priorité aux personnes de couleur de plus de 16 ans, car selon les autorités locales, elles paieraient un plus lourd tribut au Covid-19 que la population blanche, admise pour l’instant à la vaccination à partir de 40 ans.

Comme pour s’excuser d’être le deuxième État le plus blanc des États-Unis – après le Maine – le Vermont a annoncé que « Toutes les personnes de couleur domiciliées dans l’État et âgées de plus de 16 ans peuvent à présent se faire vacciner ». L’État de la côte est des États-Unis a ainsi ouvert la vaccination aux personnes de moins de 40 ans, à condition qu’ils appartiennent à une minorité ethnique. Les personnes blanches doivent, elles, être âgées d’au moins 40 ans pour bénéficier d’une première injection. Le Vermont suit le Montana, qui a également donné la priorité à ces communautés en début d’année.

Utilisation de la race comme facteur de risque pour déterminer l’admissibilité au vaccin COVID-19

Pour justifier cette démarche, les autorités sanitaires de l’État ont rappelé que les Afro-Américains, les Latinos ainsi que les Amérindiens « sont surreprésentés parmi les personnes susceptibles de mourir ou d’être hospitalisées à cause de la maladie », notamment parce qu’ils sont très présents dans les métiers qui se trouvent en première ligne contre la pandémie. Les personnes blanches de moins de 40 ne peuvent prétendre à la première injection que si elles souffrent de problèmes de santé spécifiques ou qu’elles sont enceintes. La décision du Vermont a suscité de violentes réactions dans le pays, certains accusant même le gouverneur de mettre des vies en danger ainsi que de développer une discrimination envers la population blanche. Inez Stepman, une constitutionnaliste du camp républicain dénonce elle « une trahison de la promesse américaine. »

Sur Fox News, un intervenant a déclaré que cette décision serait inconstitutionnelle, car constituant « une violation flagrante du 14e amendement » qui sanctionne toute discrimination qui viendrait d’un des États de l’Union. Malgré ce manque d’unanimité, les autorités du Vermont ont décidé de maintenir leur décision et ont déploré de nombreuses attaques «racistes».

 

  • Crédits photo : capture d’écran Youtube.

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